La plupart du temps, quand les fêtes arrivent, soit on se réjouit, soit au contraire on fait carrément la grimace.
On a tous des souvenirs de Noël raté, de Nouvel An pourri ou de moments magiques.
C’est pourquoi ces témoignages vous rappelleront forcément quelque chose…

chronique-feb2

« J’adore ce regard si particulier des enfants qui croient encore au Père Noël, surtout quand ils voient les indices qui prouvent qu’il vient de quitter la pièce : un biscuit à moitié croqué, un gant oublié… Et quand ils préfèrent les emballages aux cadeaux qu’il y a dedans ! »

« Depuis quatre ans, je me débrouille pour attraper un truc horrible et passer Noël au lit. Cette année, je suis en pleine forme. Je suis bien embêtée. »

« J’ai accouché de mon deuxième enfant le matin du 24 décembre à Auxerre. J’avoue que j’ai hésité à l’appeler Noël rien que pour me venger, sa vie entière, du réveillon glauque dans un hôpital désert avec des infirmières qui se régalaient en douce. »

« Pour les cadeaux, je les fais le 24. Comme tout le monde est bien plus prévoyant que moi, il n’y a plus personne dans les magasins et les vendeurs sont beaucoup plus détendus… surtout dans le centre de Dijon ! Bon, ok, tu as moins de choix, mais tu fais même des affaires. »

« Le meilleur réveillon de ma vie ? Une balade en raquettes entre copains dans la forêt de Narnia (enfin, la forêt des Rousses, sublime), une raclette près d’un bon feu de bois arrosée de vin d’Arbois et hop, au lit. »

« Je déteste Noël. La pire chose qui me soit arrivée, c’était à Noël. Mon Dieu, c’était si horrible… Ma mère et moi préparions les guirlandes. Nous attendions mon père qui devait rentrer du travail, mais il n’est jamais venu (…). Un jour a passé, puis 4 ou 5. Il neigeait, alors j’ai voulu allumer un feu… (J’avais tellement envie de caser les Gremlins dans cette chronique !) »

« On s’est retrouvés coincés sur une route de la Côte, la transmission ou un truc comme ça, chute de neige. Le dépanneur n’a jamais pu nous rejoindre. Des gens du voyage, en campement juste à côté, sont venus nous chercher. On a passé la meilleure nuit de notre vie. Je me souviendrai jusqu’à ma mort des regards, de cette amitié et de cet accueil spontanés et si simples, des danses autour du feu. On n’a jamais eu froid et non, on n’a pas mangé d’écureuil. »

« J’aime bien quand on est en ville et que tout le monde sort des voitures à minuit pour se faire des bisous. »

« L’Opéra Night à Beaune, à la fin des années quatre-vingt. C’était un peu la loose de se retrouver en boîte. Tous nos réveillons avaient été annulés au dernier moment. Quand soudain, le groupe Magazine 60, déjà ringard à cette époque, surgit et nous fait un grand numéro de play-back, en costume lycra et guitares électriques sans cordes, avec la choré. On était pétrifiés. »

« En général, on évite de se larguer avant les fêtes. On tient le coup, on est super tendus et c’est encore plus horrible après, mais ça permet d’éviter de se faire plaindre par toute la famille. On préfère être tristes parce qu’on est mal à l’aise, plutôt que parce qu’on s’est quittés. Et on culpabilise moins, parce qu’on a été “corrects” : c’est très mal vu de larguer avant les fêtes ou la Saint Valentin, même si c’est plus économique ! »

« On a tous chopé la grippe en même temps. J’ai mis de côté la dinde de Bresse et le sublime Auxey-Duresses réservés depuis des mois. On a passé la soirée à boire de la soupe ou du thé en regardant des films. Mon mari aime les films sentimentaux ; ses fils et moi, on préfère les films d’action et on adore se moquer de lui. Alors on a mixé. Finalement, c’est pas mal, Love Actually… »

« Ce jour-là, j’ai reçu ma lettre de licenciement. Du coup, j’ai embouti ma voiture. En rentrant chez moi, près de la gare de Dijon, mon immeuble était plongé dans le noir. Je me suis rendu compte que quelque chose clochait quand j’ai marché dans mon entrée inondée. Ma machine à laver avait lâché et inondé les cinq étages en dessous du mien, bloquant même l’ascenseur. Sur ce, ma copine m’appelle pour me quitter. L’après-midi, je devais aller à l’hôpital pour subir une petite opération. Je me suis réveillé avec un œil au beurre noir : la perfusion était tombée sur ma figure pendant l’anesthésie. Du coup, je n’ai pas passé un très bon Noël cette année-là, mais ce que je sais, c’est qu’on peut survivre au pire… Et que la loi des séries existe. (NDLR : je vous jure que tout est vrai) »

« On ouvre la maison à tous ceux qui sont tout seuls pour Noël. Ça ne sert à rien de parler de fraternité, surtout pour une fête qui parle d’espoir (surtout en ce moment), si on reste calfeutrés chez nous à bouffer gras tout seuls comme des cons, non ? Du coup, c’est devenu une tradition dans le quartier, et on change de maison chaque année. Il y a des clochards, des bobos, des anars, des étudiants, des artistes, des artisans, des vignerons (crucial en Bourgogne !). C’est le bordel, mais qu’est-ce que c’est sympa ! »


NB : Si vous voulez faire quelque chose pour aider pendant les fêtes, beaucoup d’associations ont besoin de vous. Vous pouvez vous renseigner sur le site de France Bénévolat, notamment. N’oubliez pas non plus que le centre de transfusion sanguine a toujours besoin de dons de sang.

 

Illustrations : Aurélie Magnan (Maman Winneuse )

 

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