Fin août, les Fêtes de la vigne de Dijon vont renouer pleinement avec le sens viticole et l’échange entre les pays. Le moment ou jamais de rencontrer Claudia, jolie « plante » lusitanienne qui nous explique à travers le propos folklorique de son engagement, en quoi elle est issue d’une belle tranche de vie portugaise en terre bourguignonne.

Ravissante, souriante, Claudia Nogueira-Baptista n’est pas née au Portugal, mais son cœur est partagé entre le pays de ses racines et la France. Cette jeune mère de famille vibre pour le chant et la danse. Ses grands-parents ont fui la pauvreté « léguée » par le régime dictatorial dans les années 70. En provenance de Guarda du côté paternel, de Coimbra, plus près de la mer, du côté paternel. L’histoire familiale influence les esprits, c’est une évidence.  Elle créé aussi les conditions d’une communauté, la plus importante de toutes sur Dijon, avec 400 familles qui se retrouvent dans l’intensité du fado et la force d’une culture entière. Alors, comme pour couronner le tout, la belle étudiante en ressources humaines, titulaire d’un master 2, a épousé un beau cuisinier d’origine lusitanienne lui aussi, Alberto, son Alberto. « Il était le voisin de mes grands-parents ». Le hasard est ici complice du destin. Aujourd’hui trentenaire, Claudia s’implique dans l’Ulfle, l’omniprésente Union Luso Française Européenne, résultat de la fusion entre les amateurs de foot (Association sportive des ouvriers portugais) et l’association culturelle la Maison du Portugal qui regroupe tout en elle désormais, avenue… Stalingrad, ça ne s’invente pas. Quand elle ne travaille pas à la Chambre des métiers, elle œuvre pour la communauté. « Chaque fin de semaine, je retrouve les amis, la famille, mais pas que », explique la militante des valeurs identitaires.

Viana do Castelo

Ulfe a son groupe folklorique, une trentaine de danseurs et autant de musiciens, des guitaristes, des accordéonistes, des chanteurs, des joueurs de tambours. Le Portugal travaille dur tout en sachant importer sa sensibilité. C’est sur ce constat, après une période un peu « molle » pour l’association, que Claudia a décidé, en 2003, de relancer le contact avec les Fêtes de la vigne.

« Si on ne les fait pas, ça craint » dit-elle à propos d’un événement qui embarque à chaque édition un petit monde faisant avec une touche inimitable la « vira » qui régale le public. Cette année, les Fêtes de la vigne prennent un nouvel élan. Elles renouent avec les villages du vin et promettent de convier au rendez-vous 900 participants venus du monde entier. « La nouvelle génération, celle qui a 18 ans ou à peine plus en veut encore plus » jubile la danseuse, heureuse de constater que beaucoup parmi ces plus jeunes qu’elle, s’impliquent dans Trad’culture, l’association organisatrice dont le bureau a lui-même été renouvelé.

Dans son joli costume de Viana do Castelo, berceau du folklore lusitanien, elle aura donc à cœur, avec ses amis d’Ulfe, de montrer le vrai visage d’un pays ami qu’elle a toujours plaisir à (re)découvrir au-delà du témoignage de ses aïeux. Muito obrigado Claudia !

Du 23 au 28 août, découvrir les Fêtes de la vigne à Dijon :
www.fetesdelavignes.org

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