Difficile de ne pas y succomber. La tarte flambée, spécialité de Tout Feu Tout Flam (TFTF pour les intimes), est un appétissant remède aux fraîcheurs d’automne. Dans l’enclave alsacienne rue de l’Amiral-Roussin, on y mange bon et chaud. Si en plus l’esprit est convivial… C’est décidé : flams, je vous aime !

Tout Feu Tout Flam a tout de ce genre de « bar à manger » tendance, où l’on s’attable avec amis ou famille pour se couper du monde et le refaire sans regarder sa montre. À ceci près que le concept est du genre nouveau à Dijon. Outre son activité bar et cocktails, qui trouve elle aussi son succès, l’enseigne fonctionne sur le modèle d’un apéro-dinatoire, principalement autour de belles planches de flammekueches (comme en argot alsacien, dites « flam » pour aller plus vite) à partager sans se ruiner. L’accueil est souriant, courtois, décontracté. Le cadre branché, avec une touche vintage et bohème. On reconnait là l’esprit chaleureux typique des fermes du Grand Est. Grégory Kohn y est évidemment pour quelque chose. Le maître des lieux a travaillé en Alsace avec maître Burg, ni plus ni moins que le roi de la tarte flambée. Il a rapporté un peu de ce savoir-faire dans ses bagages, qu’il a posés en début d’été dans l’un des plus beaux quartiers de la ville pour y monter une enseigne flambant neuve. Surtout, l’adresse permet à toutes et tous de manger autrement à Dijon. Elle gagne à être connue. Replaçons la flam au centre du village : la meilleure des gastronomies est encore celle de la simplicité, que l’on partage avec plaisir et convivialité.

Grégory Kohn et Voltaire sont des propriétaires heureux.
Grégory Kohn et Voltaire sont des propriétaires heureux

 


RIESLING ET GEWURTZ EN AMBASSADEURS


 

Alors, quand vient l’heure de l’apéro, la flammekueche devient la parfaite alternative à sa grande soeur un peu moins légère qu’est la pizza. Avec sa pâte fine et light, elle se déguste sans culpabiliser. La version végétarienne ne dit pas autre chose : tomate, poivron, roquette, oignons rouges… Les promesses sont là. D’autant qu’on y boit ce qu’il faut en accompagnement – avec la modération qui s’impose -, riesling et gewurtz en bons ambassadeurs de nos voisins régionaux. On en oublierait presque qu’on est en Bourgogne ! Il paraît que quelques clients avertis, entendez Alsaciens, ont totalement validé la version dijonnaise. Car TFTF a tout de même pensé à une caution bourguignonne, avec sa flam époisses, poulet, graines de moutarde et roquette. L’ensemble est harmonieux et très léger. Un peu comme la version sucrée-salée, avec chèvre frais, thym et miel. En dessert, on prendra bien un peu de… flammekueche. Sucrée, rassurez-vous. La flam nutella-fraise est sublime à regarder et encore plus à croquer. Je m’interdis d’habitude le Nutella mais je cède sans regret à la tentation !


AFTERWORK RÊVÉ


Après ce bon dessert, sur la grande table bar, on côtoie le voisin. On n’est pas venue avec lui, mais on peut éventuellement repartir avec. Ou pas. TFTF n’est pas le genre d’endroit où l’on va se faire brancher, mais plutôt le lieu rêvé pour se poser en afterwork bien au chaud et prendre sereinement l’apéro. Qu’on se le dise, l’endroit est aussi parfait pour les confidences entre copines : la musique bien dosée isole des tables voisines et on s’entend parler. Confortablement installée sur ma banquettepalette, je n’avais qu’une envie : rester. Arrivée pour l’apéritif de 19h, il est déjà 22h30 lorsque je regarde ma montre. Une chose est sûre, je reviendrai souvent. Sans doute entre copines. Avec mes petites flams fatales à moi !

TFTF - ©Christophe Remondière
TFTF – ©Christophe Remondière
Partages

Vous aimerez peut-être aussi