Partenaire majeur de l’équipe de rugby féminin les Gazelles, Savy est aussi le fournisseur officiel du safety car du circuit de Prenois. Une BMW M235i. L’occasion était belle de proposer à Céline Béthaz, trois-quarts centre de l’équipe dijonnaise, de relever un défi : rouler sur piste au volant du bolide allemand.

Vous êtes toujours sûr de vouloir me confier le safety car ? Je vous préviens tout de suite, je n’ai jamais roulé sur circuit ! » D’entrée, et comme sur le pré, la rugbywomen donne le ton. Il faut dire qu’il y a de quoi être impressionnée quand vous découvrez le monstre de 326 chevaux qui sécurise le mythique circuit de Dijon-Prenois depuis juin dernier. Bien entendu, nous n’allions pas laisser notre profane sans un professeur expérimenté. C’est Philippe Gaillard, rien de moins que champion de France GT3 en 2009, qui se prête gentiment au jeu. Le pilote dijonnais est un des grands spécialistes de cette piste « qui demande une bonne dose d’humilité même quand on a du métier, car elle est très rapide et technique. C’est ce qui en fait aussi sa personnalité et son âme. » C’est donc d’abord en passagère que Céline va découvrir les 3,8 kilomètres d’asphalte qui ont vu passer les plus grand pilotes mondiaux. En cette froide journée automnale, quatre joueuses et membres des Gazelles sont venues assister aux exploits de leur copine. Solidarité oblige. Elles en profitent pour aller suivre le spectacle à l’abri, dans la chaleur de la toute nouvelle salle de contrôle du circuit.


FLASHÉE À 200


 

C’est parti pour une série de cinq tours avec au volant Philippe Gaillard. Dès les premiers virages le pilote ne se fait pas prier pour voir si l’auto a du répondant. Et il en a, ce petit bijou de technologie qui compte parmi les plus performants de sa catégorie. Retour au stand. Le visage de Céline en dit long. Elle affiche un sourire, mais est un peu blême… « La sensation de vitesse est vraiment très impressionnante ! J’avoue qu’au début j’ai un peu eu peur. Pour une première j’ai été gâtée. »

Pas le temps de souffler, Céline s’installe côté conducteur sous le regard bienveillant du pilote. On s’inquiète un peu pour la joueuse, surtout que quelques gouttes commencent à tomber. Mais dès les premiers mètres, elle fait rugir le moteur sans trop de timidité. Les premiers virages s’enchainent doucement et Céline prend vite confiance. La longue ligne droite est avalée à fond, à près de 200 km/h ! Tour après tour le rythme s’accélère, les trajectoires s’affinent, les points de cordes respectés et les freinages de plus en plus en plus tardifs.

 

Céline Béthaz - © Christophe Remondière
Céline Béthaz

 


MENTALITÉ HAUT NIVEAU


 

« Pour une totale débutante, Céline a montré de sacrées belles dispositions ! », s’enthousiasme Philippe Gaillard à la fin de la session. « On voit tout de suite qu’elle a la mentalité des sportives de haut niveau. Elle écoute et applique immédiatement les conseils. Du coup, en seulement quelques tours les progrès ont été spectaculaires. » De son côté, la centre des Gazelles semble épanouie. « C’était super enivrant. Je m’étais préparée aux problématiques de vitesse et de concentration mais la grosse surprise, c’est l’investissement physique que cela demande. Et pourtant, nous n’avons roulé que quelques tours. Philippe m’a notamment appris à « taper » dans la pédale pour réaliser des freinages réellement efficaces. En fait, cela n’a vraiment aucun rapport avec ce que l’on peut connaître sur la route au quotidien. Je n’aurais jamais imaginé à quel point je sortirais fatiguée de cette expérience. Mais on recommence quand vous voulez ! » On aura appris au moins une chose : les joueuses de rugby sont définitivement tout-terrain.

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