Elle est la note de samba du CDB. À 22 ans, Tamires Morena a quitté les plages de Rio pour les terrains de hand en Hongrie puis en France, à Dijon. L’internationale brésilienne s’est vite acclimatée à son nouvel environnement bourguignon (peut-être moins à l’hiver) et promène son sourire et ses talents sur les terrains de l’Hexagone. Portrait.

Photo : Foxaep

 

Elle arrive avec le sourire, mais la nostalgie de son Brésil natal encore chaude. « Tami » vient tout juste de rentrer de son stage de préparation avec l’équipe nationale. Là où il fait encore 35 degrés à 22h. L’hiver bourguignon, c’est autre chose. Il s’affronte avec une doudoune du CDB remontée jusqu’aux oreilles pour celle qui, il y a quelques mois, participait aux Jeux olympiques à domicile, devant les siens. « Un souvenir fantastique. Nous avons été éliminées en quarts contre la Hollande, mais c’était tellement beau de voir un peuple derrière nous et surtout ma famille dans les tribunes », se rappelle la grande et solide pivot dans un anglais plutôt maîtrisé.


DU JAVELOT AU BALLON


De quoi mesurer tout le chemin parcouru à seulement 22 ans : après quelques années d’athlétisme, elle a troqué le javelot pour un ballon de hand. Le sport était de toute façon dans ses gênes, sa grande soeur haltérophile ne dira pas le contraire. Puis, le destin. Un tournoi amical en Espagne avec sa sélection, une coéquipière contrainte de sortir après un nez cassé, Tamires en remplacement et la révélation : en tribune, le coach de l’équipe hongroise de Gyor est venu superviser. La pivot lui tape dans l’oeil. « Il m’a proposé de venir et trois jours plus tard je partais en Hongrie » s’amuse la jeune femme.

Un choix qu’elle ne regrette pas le moins du monde. Elle « n’oubliera jamais » son premier club européen. C’est elle qui a décidé de partir, pour jouer plus et progresser. Dijon et son entraîneur Christophe Maréchal – « on le surnomme Tito » – l’a accueillie les bras ouverts en début de saison. La joueuse a un gros potentiel. Le Palais des sports, « très chaleureux, où l’on sent un vrai engouement », l’a bien senti. Il suit avec plaisir les bons résultats des Artistes, bien classées en LFH. Tami dit apprécier ce championnat « très rapide, et surtout avec un vrai professionnalisme » et s’amuse presque de la toute petite réputation du handball féminin au Brésil, phagocyté par le sport roi qu’est le football.


AVEC DANIEL ET MABELLE


Du haut de sa vingtaine d’années, Tami a tout de suite fait des efforts pour s’intégrer. Question de bien-être personnel, mais aussi de respect et de rigueur. On retrouve là le sens de la discipline, qu’elle connait en tant que sergent et joueuse de l’équipe nationale militaire, la Força Atletica. Elle prend des cours de français, qu’elle maîtrise sur le terrain. À la maison, tout va bien : elle est entourée de son mari Daniel, « qui est bien meilleur que moi en français » (lui aussi joue au hand, à Marsannay-la-Côte) et de son chien Mabelle – prénom en VF s’il vous plaît.

La néo-dijonnaise n’a pas encore eu le temps de beaucoup visiter. « Entraînements tous les jours et repos seulement le dimanche », sourit la joueuse en fin de contrat à l’issue de cette saison. D’ici là, elle devrait connaître par coeur les coutumes locales. D’ailleurs, ses coéquipières l’ont briefée. « Ici, après une victoire, c’est ban bourguignon ! » Elle a été très surprise au début, agitant les mains sans trop savoir pourquoi. Maintenant, elle a presque le « la la la » dans la peau. Mais on parie qu’elle maîtrise mieux la samba.

 

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