Son nom donne le ton : le Festival International 100% féminin valorise et accompagne toutes les artistes à travers la scène dijonnaise. Sa cinquième édition aura lieu du 6 au 12 mars, avec expos, danses et défilés pour mettre une nouvelle fois en lumière le talent créatif féminin. Il le mérite bien !

À l’origine de ce festival 100 % féminin, on retrouve… un homme. Cédric Tarteret, président de l’association Dans Ta Face Promotion. Souvent sous-représentées, les femmes ont parfois du mal à s’affirmer dans le paysage culturel. Ce n’est pas faute d’avoir du talent dans les mains, une tête bien faite et l’esprit d’initiative. À l’écoute des jeunes artistes qu’il côtoie, Cédric Tarteret a décidé de les accompagner : « Nous rencontrions des artistes de tous horizons qui avaient malheureusement du mal à s’imposer, explique le Dijonnais. Le but était de les aider à se mettre en avant. Les femmes ont la fâcheuse tendance, par complexe ou par contrainte, à rester en retrait. »

Pour la juste équité des pratiques artistiques, Cédric et Dans Ta Face Promotion ont organisé le tout premier festival 100 % féminin en 2012. « Nous avons voulu mélanger les professionnelles et les amatrices, sur scène et dans des ateliers. Le festival avait aussi une dimension internationale avec des artistes féminines venues d’Afrique ou des Caraïbes », détaille l’organisateur, fier du succès de chaque édition et du retour des artistes et du public.


TOILES ET PODIUMS


Pour cette cinquième édition, l’association est allée à la rencontre des talents régionaux : « Beaucoup de filles ont du talent en Bourgogne. Elles ont besoin de s’essayer à la scène ou d’avoir un tremplin pour prouver à elles-mêmes et aux autres qu’elles peuvent y arriver. » Le spécialiste de l’événementiel souhaite aussi leur donner l’opportunité de se frotter à un regard critique, tout en apprenant à jouer le jeu de la promotion. « Quelle que soit la discipline, chacune s’exprime avec son art. Notre rôle est de les guider vers les médias par exemple, un apprentissage nécessaire si elles veulent percer. » C’est une bonne chose, le festival ne refuse aucune pratique artistique. Il est ouvert à toutes les artistes comme aux propositions de dernière minute.

Cela ne l’empêche pas d’avoir une idée claire sur son programme : du 6 au 12 mars, la Maison des Sciences de l’Homme abritera un joli panel de créatrices. C’est le cas de Meriame Mezgueldi, peintre confirmée dont les oeuvres ont déjà été présentées en Europe, au Maghreb et outre-Atlantique, qui jouera le jeu des rencontres avec le public et d’autres artistes régionales. Les dessins de la jeune et talentueuse Justine Barré-Foncelle et les oeuvres complètement décalées de la plasticienne Sarah Humblin auront aussi une place de choix. Lundi 6 mars, un duo hors du commun réunissant la DJ Véronika D et la violoncelliste Margaux Malya fera vibrer l’université pour le vernissage. Le samedi 11 mars, le clou du festival sera assuré par trois créatrices de mode et trois boutiques de prêt-à-porter féminin au cours d’un défilé ponctué de danses. La soirée, animée par Laure Mattioli, qui avait représenté le charme bourguignon au concours Miss France 2002, confirmera, s’il en était encore besoin, que les filles ont du talent.

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