Tea time, un espace de courtoisie qui permet d’échanger en dehors du temps et des conventions avec une invitée que l’on a plaisir à voir ou revoir, dans le cadre confortable du bar de La Cloche à Dijon. Anne Vrdoljak, une spécialiste de l’accompagnement des entreprises, inaugure la rubrique. Plus café que thé, en réalité.

Alors Anne, avant d’aller plus loin et ne pas faire de gaffe, comment se prononce ton nom ?

Vrdoljak se dit « vor-de-liak ».

Cela vient des pays de l’Est ?

De Croatie. Mon père est venu en France après la Guerre, mais ma mère, croate elle aussi, est née en Égypte.

D’où ce côté méditerranéen…

Tu penses bien que oui…

Et toi, tu es quoi ?

Je suis née à Neuilly, donc française, mais j’ai vécu dans pas mal de régions en suivant la carrière de notre papa. De ce point de vue, je suis une sorte de « migrante interne » à la France (sourire).

À l’inverse, tu es toi-même très fidèle à la Bourgogne.

Je m’y suis installée professionnellement en 1990, je continue à m’y investir dans ma nouvelle vie professionnelle.

Parlons-en de cette vie professionnelle, avec un sacré parcours à la BPI…

De 1995 à 2015, j’ai eu la chance d’accompagner des repreneurs et des créateurs d’entreprises, notamment sur la garantie des prêts, le financement des développements à l’export et, dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, les financements sur cinq ans accordés pour la remise aux normes des établissements.

D’ailleurs, on te voyait un peu partout.

J’avais une vraie mission de représentation, il me fallait aller aussi au contact de ces professionnels du secteur CHR (cafés-hôtels-restaurants) pour les éclairer sur leurs possibilités. De toute façon, j’aime les gens.

Pourquoi avoir changé de cap il y a un peu plus d’an an maintenant ?

Ma fille Lara a 26 ans. Contrairement à moi, elle a choisi de voir un peu d’autres horizons et de poursuivre ses études à Lyon où elle prépare son internat de médecine, ce dont je suis fière. Je me suis sentie plus libre, la valeur liberté a pris le dessus sur la valeur sécurité qui guidait plus notre vie auparavant.

Super, mais que fait donc A/V consulting coaching ?

Ce que je sais faire moi. Mon moteur, c’est accompagner et restaurer quelque chose dans une entreprise, surtout dans un contexte ou le chef d’entreprise, la tête dans le guidon, manque parfois un peu de repères.

C’est-à-dire ?

Je fais de la formation professionnelle, du management opérationnel et à un moindre degré du coaching individuel. Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, que je connais très bien, j’anime des formations sur un vaste territoire, en partenariat avec l’Umih formation. Je compte développer ce type de formations comportementales plus largement auprès des TPE et PME impliquées dans une optique de chiffre et de rentabilité.

En quoi ont-elles besoin de toi ?

J’ai une expérience du diagnostic de bilan. Cette culture du bilan est un outil formidable pour projeter une entreprise dans sa stratégie. Cela dit, je ne pousse personne à la consommation, mon but est de rendre les gens autonomes.

Pas trop compliqué de se mettre à son compte ?

Je ne m’appuie pas sur les réseaux connus et j’ai l’habitude de travailler dans le dur. Le bouche à oreille fonctionne bien. Après une année d’activité, A/V consulting coaching est devenu ce que j’espérais, voire même un peu mieux.

On est bien ici ?

C’est à côté de chez moi, le bar de La Cloche est idéal pour organiser mes rendez-vous. C’est coloré et cosy, il y a de l’espace. On s’y sent en confiance, dans un environnement serein et positif.

T’es plutôt thé ou café ?

Tu me connais un peu, café évidemment ! Le thé c’est de la flotte (rires) ! De plus, je suis fumeuse : le « café-clope », c’est pour moi comme la cérémonie du thé, un moment de détente…

Tu es donc toujours aussi bien en Bourgogne ?

C’est ma terre d’accueil et de rencontres. J’étais hier à Saulieu, aux portes du Morvan, me disant qu’il y a encore tant de choses à découvrir dans cette région où il fait si bon vivre.

Tu te vois comment dans quelques années ?

J’ai toujours été ambitieuse, je compte bien m’épanouir, au-delà de l’âge légal de la retraite.

À très bientôt Anne… et merci pour ce moment.

Ce fut un plaisir partagé.

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