Un titre de Miss Bourgogne, des mensurations de rêve, une carrière de mannequin à l’international, des projets plein la tête… tout sourit à la Nivernaise Alice Detollenaere, installée depuis peu à New York. Retour sur une success story à la sauce bourguignonne.

Par Lucie Lagarde
Photo de une : © Franckie Tang

La Bourgogne a la cote à l’étranger, tout comme ses vins, sa moutarde… et ses reines de beauté ! Et ce n’est pas Alice Detollenaere, Miss Bourgogne 2010, qui dira le contraire. La jeune femme, qui vit depuis plusieurs années loin de la France, confirme la popularité de sa région hors des frontières : « À l’étranger, les gens s’intéressent beaucoup aux régions et la Bourgogne les séduit particulièrement. C’est l’une des rares régions françaises la plus connue à l’international et qui a son nom traduit dans plusieurs langues : the Burgundy ou a Borgoña… ». Tout comme sa Bourgogne natale, Alice s’est forgée une reconnaissance à l’étranger.

De Nevers à Hong Kong, en passant par le Chili

Née près de Nevers dans une famille d’artistes, rien ne prédisposait Alice Detollenaere à une carrière de mannequin international. En quittant la Nièvre après son baccalauréat, elle rejoint Dijon et les bancs de l’université de Bourgogne pour étudier l’histoire de l’art. Sur place, elle entend parler de l’élection de Miss Bourgogne 2010 et y participe, volontaire et décidée à saisir sa chance. Bingo ! Elle remporte le titre. Ce concours la lance et elle sait ce qu’elle lui doit. « C’était vraiment une bonne expérience qui m’a bien préparée pour la suite de mon parcours, même s’il faut préciser que, loin des clichés, pour réussir ensuite dans le métier de mannequin, ce sont le travail et la volonté qui paient avant tout », reconnaît Alice, qui n’oublie pas de rendre hommage au comité d’organisation de Miss Bourgogne « composé de bénévoles exceptionnels qui savent vraiment choyer les concurrentes ».

Une fois son titre en poche, direction Paris, épicentre du mannequinat français où elle s’inscrit dans une agence qui la place sur des castings comme modèle. Mais après une année passée dans la capitale, la belle largue les amarres pour un tour, sac au dos, de l’Amérique du Sud. En cours de route, faute d’argent pour continuer, elle reprend contact avec une agence locale et travaille comme mannequin au Chili et au Brésil. Jusqu’à être recrutée par une agence à Hong Kong, avec qui elle signe un accord d’exclusivité. En Asie, pendant quatre ans, Alice enchaîne les contrats comme mannequin commercial (pour des photos et des vidéos publicitaires) et comme mannequin cabine (elle sert de « moule de fabrication » pour des marques de textiles, comme H&M ou Calvin Klein, dont les sites de production sont installés en Chine). Sa carrière est lancée.

De l’Asie à New York

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© Lawrence-Mak

Souhaitant donner un nouveau souffle à son parcours, la jeune brune aux cheveux longs quitte l’ancienne colonie britannique et rejoint New York en septembre 2016. Pour cette adepte de courses de fond qui s’entraîne régulièrement (elle a participé à des semi-marathons et des courses de montagne), c’est une nouvelle expérience qui s’offre à elle et qu’elle vit en restant toujours très positive et curieuse des autres. Parfaitement bilingue, elle s’intègre très vite et travaille actuellement avec l’agence de mannequins Bicoastal MGMT.

Si la Bourgogne lui manque beaucoup, notamment ses parents et amis, elle adore New York, sa nouvelle ville d’adoption : « C’est une mégapole pleine d’énergie, très cosmopolite, où tout est possible. Chaque jour, ici, est un nouveau challenge », s’enthousiasme la jeune femme, qui reste ouverte à toutes les opportunités qu’une carrière de mannequin peut offrir. Y compris l’aventure cinématographique (elle a déjà participé à des films chinois et suit des cours de positionnement face à la caméra avec un acteur professionnel) ou la création de sa propre agence de mannequins, à New York… ou ailleurs.

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© David Bulent
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