Les deux dignes représentantes de l’art de vivre bourguignon se sont rencontrées pour un pur moment
de gourmandise dans la Fabrique Mulot & Petitjean.

L’une veille sur la maison Mulot & Petitjean, l’autre sur son domaine de Morey-Saint-Denis en plus de présider l’association Femmes et Vins de Bourgogne. Catherine Petitjean et Virginie Taupenot n’avaient jamais vraiment échangé sur leur métier respectif auparavant. L’occasion était (trop) bonne d’organiser une petite séance de dégustation entre vin et épices…

Par Thomas Barbier
Photos : Jonas Jacquel

 

C’est un peu ma madeleine de Proust. » Quand Virginie croque dans du pain d’épices, « ce sont immédiatement des souvenirs de goûters chez ma grand-mère qui ressurgissent. On en mangeait avec du beurre, tout simplement. C’était divin. C’est d’autant plus émouvant de rencontrer Catherine, surtout dans la fabrique historique ».

Pas si saisonnier

Avant de passer à la dégustation soigneusement préparée par l’équipe de Mulot & Petitjean, les deux femmes ne peuvent s’empêcher de parler « affaires ». On n’est pas chef d’entreprise pour rien… Virginie essaie de comprendre et définir les pics de vente des nombreux produits de la célèbre maison. Et découvre avec étonnement que ceux-ci sont finalement moins soumis aux règles des saisons. « Notre marché est finalement assez régulier, plaide Catherine. Il existe une consommation plaisir tout au long de l’année, mais aussi une utilisation du pain d’épices dans la cuisine du quotidien. Bien sûr, il existe un pic en fin d’année car rares sont ceux qui ne se font pas plaisir pour les fêtes. Comme dans le vin, j’imagine… »

Virginie ne dément pas et embraie sur la dégustation. Les choses sérieuses commencent, son choix se porte illico sur la nonnette à l’orange, « un vrai coup de cœur. Je l’utilise pour cuisiner notamment pour l’accorder avec des vins blancs en entrée. Sur un saint-romain par exemple. Je trouve que mettre de la charcuterie est un peu classique. » Et de donner sa recette automnale toute simple mais terriblement efficace : « On creuse la nonnette en enlevant juste ce qu’il faut de pain d’épices, on comble avec de l’Époisses affiné et on enfourne 7 ou 8 minutes pour gratiner un peu. » Au bout du compte, un accord sucré salé « magique ». Ni plus ni moins !

Mini-nonnette chocolat

Au gré de cet échange gourmand, la vigneronne s’arrête sur une mini-nonnette au chocolat. « Ça, je ne connaissais pas ! C’est génial, la taille est idéale pour accompagner un dessert ou un petit café. »

« C’ est la bouchée pour les becs sucrés et ceux qui n’ont pas eu le temps de préparer un dessert », confirme Catherine, amusée. Virginie promet de la tester pour Noël « avec une glace vanille ou rhum raisin ».

Notre invitée fourmille d’idées pour associer ces délices à quelques uns de ses crus. « C’est un met qui s’associe bien avec le vin, et j’en suis vraiment une grande amatrice », explique la présidente de l’association Femmes et Vins de Bourgogne, par ailleurs « bluffée de tout le travail marketing sur le packaging. Les contenants des différents produits sont juste magnifiques, respectueux de l’histoire de la marque. J’y vois un parallèle avec les étiquettes de nos bourgognes. Ce sont de beaux objets. »
Et de faire germer une idée à qui veut bien l’entendre : « C’est tout à fait dans l’esprit idée cadeau. C’est à la fois valorisant pour celui qui offre et celui qui reçoit. » Comme une bonne bouteille !

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