Pour sa première émission Femmes d’action, diffusée sur la radio Diversité FM le mardi 14 novembre, Laure Mattioli recevait Laurence Porte, maire de Montbard. L’occasion de découvrir une femme active, généreuse et engagée. Morceaux choisis.

Photo : Christophe Remondière

Champenoise et bourguignonne

Laure Mattioli : Vous êtres francilienne, née en Île-de-France ? 

Laurence Porte : À vrai dire, j’ai grandi et j’ai habité l’Île-de-France jusqu’à mes trente ans, mais je suis Champenoise de naissance. Aujourd’hui, je vis en Bourgogne et je trouve que c’est une alliance sympathique que de marier ces deux régions, la Bourgogne et la Champagne.

Laure Mattioli : En quelle année la Bourgogne vous a-t-elle adoptée ?

Laurence Porte : On s’y est installés avec mon mari et nos enfants en 2004. 

Être ce que l’on a envie d’être

Laurence Porte :  Je ne sais pas trop ce que ça veut dire être une femme active ou engagée. Les choses se présentent et on les vit. Ce qui ne veut pas dire ne pas se poser de questions. En aucun cas, foncer tête baissée, ce qui n’est pas du tout ma nature. Mais c’est simplement faire des choses parce qu’elles correspondent à des valeurs, à ce quelque chose que l’on a d’ancré en soi. C’est aussi certainement le produit d’un héritage familial. Je n’ai jamais eu le sentiment de défendre la cause des femmes, de façon militante. Ça passe plus par l’exemple, être ce que l’on a envie d’être, tout simplement. 

Maire : un engagement au quotidien

Laure Mattioli : Vous êtes maire de Montbard, capitale de la Haute Côte-d’Or. En quoi cela consiste-t-il ? Quel est votre rôle et quelles sont vos responsabilités ?

Laurence Porte : Je vais d’abord vous répondre en disant en quoi cela ne consiste pas ! Je ne suis pas dans mon bureau à attendre que mon téléphone sonne en mangeant des fraises Tagada ! Être maire est un engagement absolument indescriptible, c’est très très compliqué de vous en faire une synthèse…

Laure Mattioli : … oui, c’est vrai, mais je suis très curieuse !

Laurence Porte :  Dans une ville comme Montbard, une ville importante avec beaucoup de services, ce qu’on appelle des charges de centralité, avec beaucoup de personnel municipal, et l’équipe qui est à mes côtés (les adjoints, les conseillers municipaux), être maire, c’est un peu être un chef d’orchestre. J’ai souvent l’impression de jouer le rôle du capitaine qui tient la barre, qui définit la trajectoire vers laquelle on va tous ensemble en en ayant beaucoup parlé avant. Ensuite, être maire au quotidien, c’est être quasiment la première arrivée à la mairie et la dernière à en partir.

Laure Mattioli : Est-ce qu’il y a une journée type de Madame le maire ?

Laurence Porte : Non. C’est ce qui est absolument génial, car je ne connais pas la routine. Quand je me lève le matin, je ne sais pas du tout de quoi ma journée va être faite. Même si mon agenda est chargé de rendez-vous, il y a toujours des imprévus et des aléas divers et variés. Ce qui signifie beaucoup être en capacité de faire face à une gestion du stress importante, car parfois des décisions doivent être prises sans tergiverser. Être maire, c’est aussi savoir poser un regard sur la ligne d’horizon, développer une vision. Comme les grands projets en cours à Montbard. Et de continuer à gérer le quotidien.

Investie humainement

Laure Mattioli : Vous êtes très complice avec les habitants de Montbard. Vous installez quelque chose de très rassurant avec les gens. Vous êtes proche d’eux et avez un bel esprit d’équipe. Vous n’oubliez jamais vos adjoints et votre équipe municipale. Chapeau !

Laurence Porte : Il y a de la proximité et elle est importante parce que finalement, qu’est-ce qui est important dans la vie ? C’est quand même les relations. Elle est là, la vraie richesse humaine. Ce n’est pas de posséder des tas de choses. C’est faire des rencontres, s’enrichir et grandir, gagner en maturité grâce à ces rencontres. Ce qui est fantastique.

Manon des sources et des livres

Laurence Porte : Petite fille, j’adorais être dehors, pieds nus, à monter sur les rochers, à me balader… J’ai des souvenirs d’enfance très forts, liés à la nature et à l’écoute de cette nature. Fille unique, j’ai aussi beaucoup lu. Des livres que peut-être je n’aurais pas forcément dû lire petite.

Laure Mattioli : Ce qui développe une imagination assez fertile…

Laurence Porte : Je me souviens aussi de m’être lancé des défis pendant les vacances, comme celui de lire le plus de livres possible. Même si je ne les comprenais pas tous, j’avais une grande boulimie littéraire !

Retrouver l’intégralité de l’émission en podcast sur www.diversitefm.fr

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