Dans les coulisses gourmandes du chocolatier Carbillet, partenaire du club, nos deux Artistes ont joué le jeu d’un entretien en cuisine : la future maman Léa Terzi nous présente une de ses meilleures amies, Louise Marchand, ancienne joueuse reconvertie en commerciale au CDB. Pour vous servir !

Par Léa Terzi  Photos : Christophe Remondière

Après avoir fait ses gammes dans le club de Marsannay-la-Côte – elle habitait à Chambœuf – Louise a rejoint le Cercle Dijon Bourgogne pour intégrer une équipe 100% féminine en 1999. Dans ces moments-là, on remercie les parents qui s’investissent et qui n’ont pas peur de faire une heure de voiture pour laisser parler la passion de leur enfant.

Elle deviendra même une des joueuses phares de la génération 87 et gravira toutes les catégories jeunes sous la houlette de Caroline Steimetz (entraineur jeune du CDB). Nous devenons coéquipières à partir de la saison 2003-2004 (jusque-là, je jouais avec Elsa, sa petite sœur, dans les catégories plus jeunes) et nous remportons le Challenge de France -18 ans avec Marlène Francesco et Charline Pullicino. Un groupe d’amies qui demeure, quinze ans après !

Sélectionnée en Équipe de France Jeune, Louise intègre prématurément l’équipe première de Dijon alors qu’elle est encore au lycée. En 2005, elle fait partie des « petites jeunes » qui ont la chance de connaître l’épopée européenne la plus enthousiasmante, une finale de la Challenge Cup. Une expérience inoubliable, à travers laquelle Louise prend conscience des exigences du sport de haut-niveau et des concessions qui vont avec…

Le bac en poche en 2006, elle doit choisir entre sa passion et ses études. Deux domaines où elle excelle. Elle s’orientera sur une prépa Cachan à Dijon, pour intégrer la Burgundy School of Business dijonnaise deux ans plus tard. Là-bas, entre sa formation, un trimestre en Hongrie et une année de césure en Ressources Humaines, elle décroche un stage de 6 mois à Paris auprès de la Ligue Féminine de Handball. Elle découvre qu’elle peut appliquer les connaissances acquises au profit de sa passion, et autrement que sur le 40-20. Elle s’épanouit et s’intéresse à l’événementiel sportif pour son avenir. Après plusieurs virages dans sa vie professionnelle, en 2016, Louise saisit l’opportunité qu’elle attendait depuis longtemps : le Cercle Dijon Bourgogne, son club, recherche un(e) commercial(e) pour le développement des partenariats. Bingo ! Elle postule sans hésiter.

Un seul entretien lui suffira pour convaincre les dirigeants de l’époque. Depuis un an elle forme un duo de choc avec Vincent Fournier, le responsable communication. Ils sont les travailleurs de l’ombre, pour le bien de nos Artistes…

Louise, qu’as-tu ressenti au moment de représenter le CDB auprès des partenaires ?

J’ai porté les couleurs du club pendant de nombreuses années et le défendre, que ce soit sur le terrain ou auprès des partenaires, est une vraie fierté. Je crois aux valeurs portées par le CDB et je suis intimement persuadée que chacun a quelque chose à y trouver tant sur le plan humain que business. Il était fondamental pour moi d’évoluer professionnellement dans un univers porteur de sens et le milieu sportif, surtout le CDB, m’a toujours nourrie de convictions fortes. C’est donc en pleine confiance que j’ai pris mes fonctions non sans mesurer l’ampleur de la tâche qui m’attendait !

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ce métier ?

Les rencontres des partenaires historiques, plus récents et des prospects sont toujours d’une grande richesse. Nous sommes accompagnés par des entreprises de secteurs d’activités complètement différents. Construire une collaboration en adéquation avec les enjeux et besoins de chacun est une grande satisfaction. Nous travaillons avec Vincent pour faire de chaque partenariat une relation « gagnant-gagnant ». Bien entendu, il faut savoir se remettre en question lorsque c’est nécessaire. C’est ce qui nous fait aussi avancer. Si j’estime que le CDB peut foncièrement apporter à l’économie dijonnaise, j’aime à penser que chaque entreprise a sa touche à nous transmettre. S’inspirer de chacun me semble un bon gage de réussite.

Observes-tu des similitudes entre ton métier et le sport de haut niveau que tu as connu ?

Chacun demande beaucoup d’énergie ! (sourires) Je sais la force du collectif et c’est ce que nous construisons aujourd’hui avec les entreprises et les collectivités. J’ai pu éprouver les exigences du terrain et de la performance, c’est la même chose sur mes fonctions actuelles. Faire adhérer à un projet est le propre d’une équipe. Celle du CDB compte, bien entendu des joueuses, mais aussi une multitude d’acteurs autour.

Tu es passée par BSB. Comment appréhendes-tu cette expérience ?

Ma formation m’a permis d’appréhender mon métier avec une vraie vision stratégique. L’objectif n’est pas seulement de s’entourer mais de créer une relation pérenne et durable avec les partenaires. Pour cela, il est nécessaire de bien comprendre les attentes de chacun et de mettre en place des projets pertinents. J’ai constitué mon parcours à BSB de manière à détenir tous les outils nécessaires à la réussite de mon projet professionnel.

Chacun sait ici que le handball féminin dijonnais rencontre quelques difficultés. Que peux-tu nous dire de la situation ?

Le CDB doit effectivement faire face à des difficultés que, malheureusement, de nombreux clubs ont à connaitre. Je n’ai pas de doute sur le redressement de la situation car les actionnaires, le comité de direction du club, les collectivités et les partenaires sont extrêmement mobilisés. Mais l’élément qui me semble le plus fondamental dans cette reconstruction c’est que nous avons aujourd’hui une équipe qui s’entraine dur, qui joue et donne le meilleur d’elle-même malgré le contexte. Les joueuses du CDB sont des vraies professionnelles et des passionnées ! C’est une raison suffisante pour s’atteler chaque jour à faire front et à continuer d’avancer. La combativité, le goût de l’effort et la convivialité qui font le club depuis tant d’années sont d’autant plus forts dans les difficultés.

Rencontres-tu des réticences ou des obstacles de la part des Dijonnais à l’idée de soutenir du sport féminin ?

Nous avons un paysage sportif très dense à Dijon. C’est une vraie chance pour le public ! Nous ne pouvons pas réellement parler de concurrence entre les sports car chacun est différent. Mais les entreprises ne peuvent pas être partout et doivent faire des choix si elles souhaitent se diriger sur du sponsoring sportif… C’est là où il faut aimer le challenge et savoir être innovant ! Nous avons un responsable communication-marketing affuté qui a créé une identité forte autour des Artistes du CDB. Nous œuvrons avec Vincent pour proposer de véritables spectacles sportifs. Ce qui me satisfait le plus, c’est d’entendre les réactions des personnes non initiées au handball féminin après un match. Pour se faire son propre avis, le plus simple… c’est de venir au Palais !

Dans la boutique du chocolatier dijonnais, rue des Forges, Léa Terzi et Louise Marchand ont joué les apprenties le temps d’un moment..Dans la boutique du chocolatier dijonnais, rue des Forges, Léa Terzi et Louise Marchand ont joué les apprenties le temps d’un moment..

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