Gourmande comme jamais, la fabrique dijonnaise fête l’année anniversaire de son label Agriculture Biologique. En toute simplicité, Catherine Petitjean explique la recette de ce nouveau succès qui promet encore longue vie à ce gâteau bien bon, bien bio.

La longévité est une question de bon sens. Mulot & Petitjean est une maison de 1796, naturellement attentive à ce qui l’entoure. Et donc aux tocs de la modernité. Au printemps dernier, elle a adopté un mode de production plus écoresponsable, plus attentif à l’environnement et aux producteurs aussi. « Se positionner sur le secteur du bio était une réponse à une demande forte et a permis de diversifier nos gammes », explique Catherine Petitjean, fière de voir ces petits nouveaux sur les élégantes étagères boisées de la boutique.
Le ton – vert, bien sûr – est donné d’entrée de jeu : le traditionnel pain d’épices, les nonnettes orange, abricot et framboise, ainsi que 10 mini-nonnettes, sont estampillées bio. « La nonnette orange reste la star de la maison, notre best seller », appuie la dirigeante. Catherine Petitjean et ses équipes ont fait le choix d’apposer directement la mention juste à côté de la marque, sur la base d’une nouvelle charte graphique élégante et épurée. « C’est une véritable valeur ajoutée que l’on veut mettre en avant comme il se doit », reprend notre hôte, emballée par l’emballage.

Pain quotidien

La gamme est restreinte, c’est assumé. L’enjeu était de ne pas céder bêtement à l’effet de mode. « On ne voulait pas faire du bio pour faire du bio », résume d’une pirouette Catherine Petitjean, qui a sélectionné soigneusement les produits à faire évoluer.
La démarche est louable, loin de l’hygiénisme superficiel, et vise un marché « encore émergeant ». Le bio est en effet devenu le pain quotidien de millions de gourmands, « et pas simplement pour se donner bonne conscience ».
Parfois victimes de mauvais a priori, perçus comme des aliments qui laissent peu de place à la gourmandise, les produits bio reposent en fait, en l’occurence, sur un « savoir-faire inchangé, mais avec des ingrédients différents, certifiés Agriculture biologique et donc plus chers ». La chef d’entreprise fait bien d’insister sur ce point. Il s’agit aussi et surtout d’une logique d’investissement.

Force de proposition

La répercussion sur le prix de vente n’est pas ahurissante : 5,90 euros le joli rouleau de six nonnettes bio, contre 5,40 ou 5,65 euros pour la gamme traditionnelle. Tout juste de quoi amortir le coût d’une certification très contrôlée. « L’idée était surtout d’être force de proposition pour que chacun puisse se faire plaisir en accord avec son mode de consommation », certifie la gardienne du temple, en déambulant dans l’espace muséographique et la belle boutique du boulevard de l’Ouest, qu’elle appréhende comme « un centre de vie gourmand et patrimonial ». La visite est vivement conseillée. Croquer dans une nonnette bio aussi. Question de bons sens.

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