La première dirige un centre de formation et préside le Club XV. La deuxième assume la responsabilité commerciale du Stade Dijonnais. Dans l’ambiance feutrée du Bar by La Cloche, Julie Lorrain et Sylvie Da Silva confient ce qui les relie au rugby.

Propos recueillis par Dominique Bruillot / Photo : Christophe Remondière

En ce qui concerne votre rapport au rugby, à la base, rien ne vous y destinait directement…

Julie. Quand même un peu, mon mari est un ancien joueur du Stade et j’ai intégré le Club XV depuis 10 ans. Nous sommes 5 filles dont une autre vice-présidente, Nathalie Marzocca, dans cette association qui regroupe les partenaires majeurs du club.

Sylvie. Pour ma part, à la base, c’est purement professionnel. Après avoir tenu ma propre entreprise, un salon de coiffure, cette expérience m’est tout de suite parue engageante. Le rugby est un environnement de convivialité qui nous met vite à l’aise avec les partenaires.

C’est aussi un peu machiste non?

Julie. Vu de loin, ça peut renvoyer cette image, mais en fait non. D’ailleurs, je trouve qu’il est beaucoup plus facile pour une femme de s’immerger dans un groupe composé essentiellement d’hommes que l’inverse. Les valeurs communes de convivialité facilitent la tâche, et comme je suis plutôt du genre à voyager au fond du bus… (rires).

Sylvie. Ce qui importe en réalité, c’est de réussir son coup, faire en sorte que le réceptif soit à la hauteur car, sans être ni calme ni fêtarde, j’aime savoir que ce sport a un grand sens de la décontraction qui, paradoxalement, me met la pression pour les avant-matches.

Ah oui, il n’y aurait donc pas que la feuille de match dans la vie ?

Julie. Ben tiens, même si une rencontre se vit souvent dans la passion côté terrain, ce qui gravite autour du match est largement aussi important que le match lui-même.
La plupart du temps, on sait qui a gagné mais on ne se souvient pas toujours du score !

Sylvie. Ce sport, quand on sort du terrain, sait se montrer sympa et drôle. Il entretient un rapport sincère avec les bonnes choses de la vie, et les repas qui rassemblent les partenaires tout au long de la saison, se suffisent parfois à eux-seuls.

C’est pour ça que vous inventez le « XV gourmand »…

Sylvie. C’est en effet le nom que nous donnerons désormais à ce concept qui va faire le bonheur des papilles autour d’une rencontre. À partir de la saison prochaine, nous inviterons un domaine ou une appellation différente à chaque match, en provenance de toute la Bourgogne. Les membres du Club XV et les titulaires d’une carte VIP pourront participer à une dégustation d’avant-match et dans le club house, avec des vignerons qui seront mis en avant durant leur repas.
Nous sommes en Bourgogne et nous le ferons savoir !

Julie. C’est une super initiative, avec les membres du Club XV, nous avons déjà passé notre « Permis de Bourgogne » et affiné notre approche pédagogique du vin. Nous nous régalons à l’avance de l’esprit qui va animer ces moments joyeux à Bourillot, d’autant que les traiteurs fédérés par le Club ont été invités à adhérer eux-aussi à cet esprit.

On vous sent plutôt très à l’aise dans cette nouvelle configuration du Stade Dijonnais.

Sylvie. Je découvre un sport qui regroupe différents niveaux de personnalités sans créer de passerelles. Puis, on a un coach qui rapproche tout le monde.

Julie. Oui, Renaud Gourdon est une belle personne, c’est lui qui m’a convaincue de prendre la présidence du Club XV.
Au rugby, il y a une sincérité dans les échanges.

Nous sommes ici à La Cloche. Vous n’échapperez pas à la question rituelle : thé ou café?

Sylvie et Julie. Café le matin (ndlr, toutefois très allongé pour Julie), plutôt thé en fin de journée.  Plus d’autres questions ?

Non, mais comme dirait une certaine Valérie à un certain François : merci pour ce moment !

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