Après son premier entrainement dans notre précédent numéro, Laëtitia passe la seconde. La sportive de la rédaction se prépare activement pour le Challenge des Amazones du Karting Prenois le 17 novembre. Toujours sous les bons conseils du pilote Philippe Gaillard, car on ne change pas une équipe qui va gagner !

Par Paola Martini / Photos : Maxime Thomas

L’objectif pour Laëtitia est clair : en tant que compétitrice (lire aussi pages 46-48), il faudra faire mieux que de la figuration au Challenge des Amazones. « Facile à dire ! », nous expliquait-t-elle au printemps dernier, après avoir avoué que sa dernière partie de kart remontant à…il y a plus de 5 ans. Pourtant, notre sportive invétérée a fait bonne impression devant l’expérimenté pilote Philippe Gaillard. Les conditions étaient compliquées en ce tout début de printemps : 8 degrés maximum et une piste détrempée… Mais step by step, tour après tour, sans brûler les étapes, la pilote a prouvé sa capacité d’adaptation. Prometteur !

D’un extrême à l’autre

Trois mois plus tard, les conditions sont aussi extrêmes.
Les 35 degrés promis ce jour-là par Météo France se sentent. « C’est plutôt un temps à se faire bronzer à Beaune Côté Plage », glisse Laëtitia. Ce sera pour plus tard. Car voici Philippe Gaillard dans les stands du Karting de Prenois. « Ce coup-là, la piste est sèche ;  je te propose de faire une première session afin de « poser » un temps. On saura comment te positionner. En sport auto, on ne peut pas tricher devant le chrono… » Voilà qui est dit. La pression monte… Laëtitia n’est plus tout à fait débutante et se libère tour après tour. Fin de session. François, le responsable du circuit, la félicite sans faux-semblant : « Vraiment pas mal : 1 minute, 4 secondes et 143 millièmes… Loin d’être ridicule. Bravo ! » Philippe, qui en a profité pour faire un temps de référence en moins d’une minute, embraye : « C’est vraiment bien. »

Plus deux secondes

Surtout, le coach a l’œil. « J’ai identifié les endroits où tu perds du temps, notamment au freinage. Pour la deuxième session, tu vas me suivre pour t’inspirer de mes trajectoires. Tu vas prendre confiance sur les freinages. » À peine le temps de reprendre son souffle et de boire un coup (c’est un sport de haut niveau !) que Laëtitia est repartie dans les roues de l’expert. Véritable poisson pilote, le gaillard épouse des trajectoires idéales à vitesse modérée. Mais il monte le rythme tour après tour. Là, on va être fixé. Le couperet tombe, 1 minute, 1 seconde et 931 millièmes très précisément. « Plus de deux secondes de gagnées, on sent la différence. C’est bien, surtout sur une piste aussi chaude, qui n’est pas vraiment optimale pour faire un bon temps. Avec 15 degrés de moins, tu aurais gagné largement plus ! »

Tout cela est rassurant. Car la course d’octobre approche lentement mais sûrement, et il faudra être prête pour défendre les couleurs de Femmes en Bourgogne ! Laëtitia s’en accommode bien. Mais pour l’heure, aimerait bien se reposer : « C’était autrement plus physique que lors du premier test en mars dernier. Sur une piste aussi sèche, ça passe beaucoup plus vite en virage. J’ai l’impression d’avoir couru un footing d’une heure sous cette chaleur ! Mais ça fait du bien de sentir qu’on progresse. J’ai déjà envie de nouvelles sessions avant la compet’ ! » Le virus semble avoir atteint Laëtitia. Ça valait bien le coup de rater un après-midi bronzette, non ?

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