Alexandre Jolly est convaincu de la vitalité du commerce de centre-ville. Alors pour fêter ses 70 ans d’existence, la boutique dijonnaise Jolicaprice quitte la place Bossuet afin de se rapprocher de ses clientes. Pour se faire plaisir, désormais, cela se passe rue des Forges !

Par Olivia de Lestrange
Photos : Christophe Remondière

Un nouvel écrin de plain-pied, plus confortable, encore plus joli (cela va de soi), avec plafond à la française, huit mètres de baies vitrées embrassant la rue des Forges, et une équipe toujours au top :
en cette fin d’année, Jolicaprice a assouvi quelques désirs. Ce déménagement est marquant. Quitter la place Bossuet, pour Alexandre Jolly, c’est refermer un chapitre qui s’étire depuis 1901, quand son arrière-grand-mère ouvrit, place Bossuet, son magasin d’ombrelles Aux Violettes, que le grand-père transforma en 1948 en commerce de cuir, pour le léguer à son père. Réinstallé à deux pas de sa boutique Longchamp, rue Stephen-Liégeard, le maroquinier a décidé de conserver un corner de sa marque fétiche chez Jolicaprice : « Nos clientes veulent retrouver l’intégralité de l’ancienne adresse », justifie le gérant, qui se défend d’être une boutique de luxe : « Nous restons accessibles. Notre premier métier, c’est le cuir : sac, portefeuille, bagage, cartable porte-documents et le scolaire avec des marques jeunes comme Herschel ou le scandinave Fjällräven. Nous proposons aussi des produits Mickael Kors, les K-Way femmes, les doudounes Jott et intégrons cette année Pyrenex et Lancel. »
Cette gamme soigneusement sélectionnée permet une grande souplesse dans l’offre. « Un sac est aussi une question de mode et certaines maisons lancent deux saisons par an, parfois quatre. En matière de bagagerie, la technologie prime », poursuit Alexandre.

Se faire plaisir

On a donc toutes une bonne raison d’entrer chez Jolicaprice. « Une cliente en recherche d’un petit sac à poche avant, qu’elle voudra porter en bandoulière, a recourt au maroquinier. Elle n’est pas forcément attachée à une marque mais à une gamme de produits ou une palette de prix plus larges. » Puis, il y a ces femmes qui viennent pour le regard, le sourire, le conseil. « Celles qui ont été bien reçues en toute circonstance, qui ont toujours trouvé ce qui leur plaît, victimes d’un coup de coeur en passant… »
« Nos premiers clients commencent à 12 ou 13 ans avec Eastpack. Pour les jeunes filles de 16 ans, s’offrir leur premier Pliage représente une somme très importante. Elles n’osent pas rentrer dans une boutique comme la nôtre mais celles qui le font reviennent : nous leur prêtons la même attention qu’à toute autre personne. Et nous avons des dames qui, à 90 ans, ont toujours envie de se faire plaisir avec un joli sac. »

Un savoir-vivre qui est la marque du commerce indépendant : « Tenir spontanément la porte à quelqu’un, cela fait partie de l’expérience client. Quand ils repartent avec un paquet, nous le leur remettons à la porte. Nous les raccompagnons toujours, comme des amis après un bon dîner. » Le genre d’attention sincère qui, l’air de rien, embellit votre journée. « Dijon est en pleine renaissance. Personne ne peut dire le contraire, le centre-ville est beau, classique, à la française, avec de magnifiques boutiques et un tram qui fluidifie le passage. Une cliente qui cherche de belles pièces viendra forcément s’y promener. » Et se payer un petit caprice ?


Jolicaprice
36 rue des Forges à Dijon
03.80.30.00.84

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