Le Salon des mariés et de leurs invités se tiendra au parc des Expositions de Dijon, les 24 et 25 novembre. Julien Thomas, spécialiste de l’organisation de ces grandes « parades » nuptiales nous explique les enjeux de cet événement fondateur, qu’il vaut mieux organiser en équipe. Avis aux amoureux !

Propos recueillis par Alexandra Capelovici
Photos : D.R.

Comment devient-on organisateur de salons aussi particuliers ?

C’est l’histoire d’une rencontre avec celui qui, il y a 34 ans, a créé le premier salon du mariage en France. Avec son épouse, Philippe Lesage a importé ce concept originaire du Canada et a créé plusieurs salons dans le pays. Après avoir collaboré avec eux pendant de nombreuses années, le moment venu d’une retraite bien mérité, j’ai repris l’organisation de son dernier salon, celui d’Annecy, d’abord, puis celui de Besançon et enfin de Dijon.

Le mariage est un modèle qui bat de l’aile. Il arrive que ce genre d’événement soit jugé désuet. En ressort-on vraiment avec le sentiment d’avoir perdu son temps ?

Le secteur du mariage est en bonne santé. Les couples abordent certes différemment leur union, car il existe plusieurs possibilités pour célébrer une vie à deux. Le mariage n’est heureusement pas la seule et unique voie. Notre message, ce n’est pas « Mariez-vous à tout prix ! » (sourires). Ces dernières années, la moyenne se situe autour de 240 000 mariages par an sur le territoire français.  C’est certes beaucoup moins que dans les années 70, qui en recensait environ 400 000. Mais c’est une évolution structurelle normale ; les couples n’ont plus les mêmes envies, les mêmes schémas familiaux, les mêmes aides que par le passé avec leurs parents ou grand-parents… Je constate en revanche qu’ils ont toujours autant d’énergie à préparer le plus beau jour de leur vie !

Sur les quelque 5 000 visiteurs à Dijon, combien passent à l’acte et s’attachent les services de pros ?

Nous en avions 3800 en 2017, sur deux jours. Nous accueillerons plus de visiteurs cette année pour plusieurs raisons : la date a changé, elle n’est plus pendant le week-end de la Vente des Hospices de Beaune, elle est 15 jours après la Foire gastronomique… Cela nous laisse un bel espace temps. Enfin, il n’y aura que notre salon, espace Poincaré, alors que nous le partagions les années précédentes avec Studirama. L’année 2019 connaitra plus de projets qu’en 2018. Et surtout, 2020 est une année symbolique de mariage, comme tout changement de décennie.

C’est l’occasion de rappeler qu’il existe un formidable écosystème. Qui sont les exposants ?

Nous aurons durant deux jours, 80 professionnels : des créateurs et boutiques de robes de mariées ou de costumes, des confiseurs, des fleuristes, des photographes, des loueurs de voiture, des bijoutiers, etc. Nous tenons beaucoup à valoriser cet artisanat. Les wedding planner et les conciergeries ont aussi la part belle dans l’organisation. Enfin, les lieux de réceptions seront plus nombreux cette année.

Lors d’un événement aussi intime et fondateur, qui décide ? Le schéma caricatural est clair : la femme traine son futur mari, pour qui la dragée a du mal à passer…

Vous avez raison, nous avons une clientèle en majorité féminine. La futur mariée accompagnée de sa maman, belle-maman, ses demoiselles d’honneur et amies proches… Le futur mari est souvent derrière (sourires). Mais il aura de quoi assumer son rôle. Je constate qu’il se laisse en général prendre au jeu. Il se chargera par exemple du contact avec le DJ, le photographe, ou la location de la voiture. Mais il n’existe pas de partage des tâches modèle, chacun fait comme il l’entend !

Les aspirations des jeunes mariés sont-elles les mêmes qu’avant ? Ne sont-ils par plus sensibles à certains paramètres ? La société de l’image est passée par là…

À propos d’image, il est vrai que le choix du photographe est devenu un paramètre essentiel. Une fois le mariage terminé, il ne restera que les bons souvenirs, les photos et les films ! Puis, la quête d’originalité est considérable : le thème des mariages est quelquefois surprenant (bohème, chic, nature…)

Le salon est aussi destiné aux invités du mariage. Quelle est la juste place des demoiselles d’honneur et des témoins ? Ont-ils vraiment leur mot à dire ?

Bien sûr. Leur présence est essentielle, rassurante, valorisante. Le mariage est un moment d’intimité partagée avec des êtres chers et de confiance. La préparation d’une union ne peut se faire que collectivement. Ce n’est pas un hasard si nous l’avons nommé « Salon des mariés et de leurs invités » (sourires).

Au bout du compte, quelle est votre valeur ajoutée ?

Avec l’organisation de trois salons, notre expérience est éprouvée. L’événement se veut incontournable, le seul en Côte-d’Or, ou durant deux jours, les futurs mariés vont pouvoir avoir un contact direct avec les professionnels qui, loin de vouloir faire signer des devis à tout prix, sont là pour conseiller avant tout. Ce salon leur permet aussi de découvrir les tendances et nouveautés du moment, avec six défilés de mannequins.

Un mot pour finir ?

Vive les mariés, et leurs invités !

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