Entre les ceps dénudés de la Route des Grands Crus, Marie Dupuis s’est régalée au volant de la Jaguar I-Pace. La fondatrice d’œnotourisme.com, une des premières Bourguignonnes à essayer ce bijou 100% électrique, a choisi le domaine Henri de Villamont à Savigny comme destination. Silence, on roule !

Par Paola Martini
Photos : Bénédicte Manière

C’est une nouveauté de l’année 2019. Dans le petit monde des constructeurs premium, la motorisation électrique était jalousement gardée par Tesla. Avec l’I-Pace, Jaguar vient de sortir une sacrée réplique à la marque américaine. Pour une virée entre nos ceps au volant de ce petit bijou, Marie Dupuis était toute indiquée.

Au départ de Dijon, alors que se profile la Route des Grands Crus qu’elle connait par cœur, l’inspirée créatrice d’œnotourisme.com se dit « bluffée par le quasi silence du moteur, très reposant ». Et d’appréhender l’automobile comme un « cocon dans lequel on aime se retrouver, pour se déconnecter des agressions du quotidien. Là, Jaguar a mis le curseur très haut ! » On lui donne raison. Le niveau de finition est une petite révolution dans l’univers 100 % électrique. « C’est beau », s’empresse de confirmer Marie, qui reconnait bien « l’ADN et l’élégance de Jaguar, avec ce petit côté moderne voire futuriste qui me plait. La couleur peut surprendre (ndlr, le « rouge Jaguar » nous a-t-on indiqué) mais au final, je l’aime bien ! »

Ça pousse fort !

Fendant les villages de la côte, la brune ne se fait pas prier pour tester l’accélérateur. Comme un gevrey-chambertin, elle a du caractère ! « C’est sans doute ce qui est le plus impressionnant. Comme il n’y a aucun bruit au démarrage, on n’imagine pas qu’il y ait autant de puissance disponible. Ça pousse sans arrêt, de façon continue… Wow ! » Renseignements pris auprès de Nudant Automobiles, les ingénieurs de Jaguar n’ont pas fait les choses à moitié pas moins de 400 chevaux cumulés grâce à deux moteurs électriques synchrones pour animer les trains avant et arrière indépendamment. 

« Malgré cette puissance dégagée, je dirais qu’elle est sécurisante et facile à prendre en main. Les écrans tactiles très pratiques contribuent à se sentir très vite à l’aise », poursuit l’œnoconductrice, alors que nous arrivons au domaine Henri de Villamont à Savigny-lès-Beaune. Marie s’inquiète du niveau d’autonomie. « C’est qu’il faudrait pouvoir la ramener à Dijon, la belle ! » Qu’elle se rassure, les 480 kilomètres d’autonomie promis par Théo, un des responsables Jaguar de la concession de Chenôve, sont bien réalistes. « Ça change », apprécie Marie, qui en était restée à l’image de voitures électriques « dépassant péniblement les 100 kilomètres et qu’il fallait recharger toutes les heures ». 

Retour aux particuliers

Ravie de rendre pareille visite à Emma Barbier, la responsable commerciale du domaine, Marie se dit aussi sensible aux questions environnementales. Dans un cadre pareil, où le terroir est au-dessus de tout, cela tombe sous le sens. C’est avec cet état d’esprit de respect et d’ouverture qu’elle guide le destin de son site œnotouristique à travers les grandes régions viticoles de France.  « Ce site est vraiment arrivé au bon moment », confirme Emma, consciente du flou artistique entourant la notion d’œnotourisme et donc heureuse « de voir une offre cadrée, sur un secteur en plein développement. Le Languedoc ou le Pays de Loire ont un peu d’avance en la matière car ils ont beaucoup de volume et des petits prix. En Bourgogne, on a mis un peu plus de temps car nous n’avions plus rien ou presque à vendre…
Ce sera sans doute moins le cas dans les prochaines années, les domaines vont de nouveau vouloir attirer les particuliers.
 »
À la bonne heure !

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