Sous ses arbres, vous y avez conté fleurette hier à vos premières amours. Aujourd’hui, vous y courez tranquille sur ses chemins sauvages. Demain, vous y danserez jour et nuit : le festival Vyv Les Solidarités s’installe à Dijon, en juin, dans le magnifique écrin du parc de la combe à la serpent. Rencontre sur l’herbe avec Christian Allex, un programmateur aussi légendaire que discret.

Par Olivier Mouchiquel

D’ Hubert-Félix Thiéfaine à Bigflo & Oli, Gaëtan Roussel, Orelsan et Johnny Mafia, de Dropkick Murphys, tête d’affiche du Hellfest, au dj Mr Oizo, toutes les générations vont s’y retrouver. Dijonnais, Christian Allex fut le programmateur des plus grands festivals, Eurockéennes de Belfort, This is not a love song à Nîmes, Magnifique Society à Reims, Cabaret vert à Charleville-Mézières… « Je suis très attaché à la programmation féminine. Les artistes féminines actuelles sont beaucoup plus créatives que les hommes. Lou Doillon, Clara Luciani, Charlotte Gainsbourg ont des univers très particuliers.» Au milieu, on découvrira des choses plus électroniques : Gorilla, Sébastien, Chloé, la Fleur, une djette incroyable. Christian et son équipe épaulent Pierre Clément, un passionné de musique dirigeant l’événement pour le compte du groupe Vyv, « premier acteur mutualiste global de santé et de protection sociale en France ». Regroupement de mutuelles souhaitant transformer le système de protection sociale et de santé dans un esprit solidaire et un objectif de mieux vivre pour tous, son festival fera logiquement la part belle aux associations et aux restaurateurs locaux. Autour des scènes, le Toit des associations accueillera des projets mutualistes. Sur l’agora, des artistes et des personnalités débattront sur le climat, le mieux manger et traiter la planète, le sport, les nouvelles technologies, l’éducation des enfants. « C’est la nouvelle génération de festivals. On en profite pour arrêter le temps et échanger. Ce serait tout de même bizarre de redevenir hargneux en sortant d’un festival et de s’énerver dans sa bagnole. Ce qui se passe ici est toujours inversement proportionnel à ce qui se passe dans la société. Les gens se font des bisous, parlent volontiers les uns avec les autres, s’assoient et chantent, c’est une société un peu idéale. Dans les rues des villes, quand vous posez simplement une question, les gens ont tendance à fuir. »

 


Passer du bon temps sous les arbres

 

Immense et verdoyant, le parc de la combe à la serpent a l’avantage incomparable d’être un site confortable, d’offrir des espaces de circulation pour le public, des zones hyper conviviales, des assises pour les enfants. « On ne se marche pas les uns sur les autres, on a le luxe incroyable de pouvoir s’asseoir sous les arbres et d’y passer du bon temps. Les moyens d’accès sont écolos, on va éviter le tout-voiture avec une navette toutes les trois minutes pour accéder et repartir du site. » Pas de camping ici, Vyv Les Solidarités sera dans l’esprit du concert de rentrée avec un public familial venu voir les têtes d’affiche. À 29 euros la journée pour 36 groupes, ce projet mutualiste à la programmation hyper qualitative est très accessible.
Alors, angoissé Christian Allex ? « C’est une nouvelle aventure. On ne peut pas dire que Dijon soit une terre de festival. Les us et coutumes,les Dijonnais ne les ont pas forcément alors nous allons les accompagner pour qu’ils comprennent et aiment cette expérience. Il y a moyen de faire un truc fabuleux, très joli, très agréable. Il faut que les gens aient le temps de se poser. La grosse énergie de festival, les gens en ont un peu marre. À la combe à la serpent, ce sera un temps de quiétude. »

 

Festival Vyv Les Solidarités
Parc de la combe à la serpent – Dijon
les 08 & 09.06
Toute la programmation musicale et culturelle :
www.vyv-les-solidarites.org

 

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