Dijon accueille, du 20 au 22 septembre, une rencontre européenne du Zonta Club International, avec des participantes venues d’Allemagne, de Belgique, du Luxembourg, de Pologne, d’Ukraine, de Finlande. Entretien avec Nicolle Laborier, organisatrice de l’événement.

 

Femmes en Bourgogne. Pourquoi cet événement se déroule-t-il à Dijon ?
Nicolle Laborier. Plusieurs grandes villes d’Europe étaient en concurrence, en cette année de centenaire du Zonta Club International. Les Zontiennes de Dijon ont construit un projet basé sur l’attractivité touristique et gastronomique de la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté et c’est notre projet qui a été retenu. Nous en sommes très fières. Je suis allée défendre ce projet à Berlin, à Varsovie et à Bruxelles.

Avez-vous prévu des moments festifs avec le public dijonnais ?
Nous invitons les Dijonnais à nous rejoindre vendredi 20 septembre en fin d’après-midi au centre-ville et dimanche 22 septembre en fin de matinée, place de l’Europe-Simone-Veil.

Le 20 septembre, ce sera l’arrivée du Zonta Tour dont nous avons parlé dans notre numéro de printemps ?
C’est exact. Sans faire concurrence au Tour de France, le Zonta Tour sera tout de même un bel exploit : 40 cyclistes vont partir de Knokke-le-Zoute, près de Bruges, et rejoindre Dijon en deux étapes, prévues à Vitry-le-François et à Montbard, où elles seront reçues par le Zonta Club de Châtillon-sur-Seine. À Dijon, elles arriveront à la mairie après avoir descendu la rue de la Liberté. Dès 16h, une animation musicale sera en place dans la cour d’honneur du palais des ducs, où nous espérons que les Dijonnaises et les Dijonnais viendront en nombre pour les accueillir. Car ces femmes courent pour une bonne cause : les fonds recueillis sur leur passage seront dédiés à la lutte contre les mariages précoces, un fléau inadmissible au XXIe siècle.

Pouvez-vous nous en dire plus aujourd’hui sur ces mariages précoces ?
Chaque année, plus de 12 millions de filles sont mariées de force avant l’âge de 18 ans. Ces filles voient alors leurs droits à l’enfance et à l’éducation volés et leurs perspectives d’avenir et d’évolution limitées. Les mariages forcés et précoces maintiennent les jeunes filles dans des conditions de pauvreté et d’impuissance, de génération en génération. Dans les pays en voie de développement, une fille sur cinq est mariée de force avant ses 18 ans. À travers le monde, 650 millions de femmes vivent aujourd’hui en ayant été mariées pendant leur enfance.
Cour d’honneur de la mairie, une boîte à don sera présente. Qu’est-il prévu pour la soirée d’ouverture qui se déroulera dans la salle des États ?
Nous attendons la venue de Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, ainsi que d’une responsable de l’OCDE qui dressera un état des lieux de l’égalité femmes-hommes dans les 36 pays membres de l’OCDE.

Le dimanche matin enfin, que se passera-t-il place de l’Europe-Simone-Veil ?
Grâce au partenariat avec la ville de Dijon – je remercie ici en particulier Nathalie Koenders, première adjointe –, nous dévoilerons une plaque commémorant la mémoire de Simone Veil, une grande dame qui s’est battue pour le statut et les libertés des femmes. Elle fut la première femme présidente du Parlement européen de 1979 à 1982. Ce sera un moment important, en présence – nous l’espérons – d’un membre de sa famille, pour se souvenir de cette femme qui déclara : « Ma revendication en tant que femme, c’est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m’adapter au modèle masculin ».

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