Le bureau de la collective. De gauche à droite : Clémentine Hugol-Gential, Orlane Fournez, Anaïs Desbrosses, Candice Lemaire, Caroline Haillet, Laurie Raphalen.

© Christophe Remondière

 

La collective Elle-s à Dijon compte désormais plus de 150 adhérentes. Après sa naissance en 2019, l’association continue sur sa belle lancée avec un nouveau bureau plus que motivé. Elles sont universitaires, musiciennes, sportives, entrepreneures, communicantes et elles croient plus que jamais à la force des femmes. Le bureau est constitué de six d’entre elles, qui œuvrent activement pour les adhérentes.
Aujourd’hui l’action de l’association s’organise autour de trois axes prioritaires. Alors même que l’histoire a souvent omis les femmes ou a minimisé leur contribution, Elle-s à Dijon veut les rendre visibles, les mettre en lumière. Plus que jamais, la collective veut que les adhérentes se montrent, valorisent leurs activités et leur parcour grâce à ce réseau. Il s’agit également de favoriser les initiatives et les énergies féminines grâce à la création des Open-Labs autour de thématiques fortes comme l’accompagnement à la procréation médicalement assistée (PMA), les nouveaux défis environnementaux avec la mode éthique et le zéro déchet ou bien encore l’épanouissement et la reconquête de soi grâce à l’art-thérapie. Enfin, le troisième axe profondément inscrit dans les ambitions de Elle-s à Dijon, c’est la mise en réseau, la promotion de l’esprit collectif, le plaisir d’être ensemble lors de temps privilégiés. « Liberté, égalité, sororité » pourrait être notre devise.
Dès cette rentrée, Elle-s à Dijon va organiser de nouveaux Midi-Jupes pour permettre des rencontres en petits comités autour d’un déjeuner, des soirées Be Good autour de thématiques comme la gestion des émotions, la charge mentale ou le sommeil, et des Happy Cockt’Elles. Pour mémoire, la première soirée de l’année s’était déroulée fin janvier autour d’Aurélie Gonnet (lire pages 22-23) venue conter son périple Dijon-Pékin : une rencontre inspirante !


© Sonia Blanc

CLÉMENTINE, PRÉSIDENTE !

À la suite du départ de Delphine Morandet, fondatrice d’Elle-s à Dijon, les membres du bureau ont désigné Clémentine Hugol-Gential comme nouvelle présidente. Enseignante- chercheure à l’université Bourgogne spécialisée dans les discours, les représentations et les pratiques autour de l’alimentation, Clémentine Hugol-Gential, 35 ans et mère de deux jeunes enfants, a toujours été animée par le souci d’égalité et par l’importance de valoriser les femmes et leurs parcours. Elle est engagée sur ces questions depuis des années. « Je me réjouis de voir toute l’énergie qui émane de cette belle collective, assure-t-elle. Je crois plus que tout au pouvoir d’être ensemble. »

OPEN-LABS
QUAND LES FEMMES PRENNENT SOIN DES FEMMES

La vie est un laboratoire d’idées qu’il faut expérimenter et surtout laisser s’exprimer, en faveur de l’épanouissement individuel et collectif. C’est en partant de ce constat que la collective Elle-s à Dijon a lancé les Open-Labs, initiés et portés par des adhérentes. Aujourd’hui retour sur deux femmes et deux projets !

La procréation médicalement assistée (PMA) est aujourd’hui ouverte à toutes les femmes. Une belle avancée sociale mais cela reste néanmoins un parcours extrêmement éprouvant tant médicalement et corporellement que psychologiquement. Ludivine Lima ne connaît que trop bien ce parcours. Animée par la volonté d’accompagner les femmes, elle a lancé un Open-Lab voué à devenir ensuite une association à part entière. Ludivine est déterminée à libérer la parole sur un sujet souvent tabou et à sortir les femmes qui peuvent se sentir isolées dans ce cheminement. Dans cette logique, elle a mis en place des binômes marraine- filleule – 25 binômes sont déjàconstitués.

Le deuxième Open-Lab a pour volonté de mettre des mots sur des maux. Il est porté par une femme qui respire le dynamisme et l’énergie. Amoureuse de la langue française, passionnée de littérature, Angélique Pajard dit sans détour que les livres ont joué un rôle dans la construction de sa personnalité et dans des étapes de vie cruciales. Aujourd’hui elle propose une démarche en bibliothérapie afin de favoriser la rencontre avec le livre comme source d’apaisement et de soulagement. Angélique a réuni un comité de cinq femmes pour travailler ensemble à la création d’un événement visant à promouvoir la lecture à voix haute, à favoriser le choix des livres et à mettre en lumière les femmes « invisibles ».


© Élise Colombel

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